Comment choisir son CGP en 2026 : 7 critères + check-list complète
Comment choisir son CGP en 2026 : 7 critères + check-list complète
Comparez les CGP en 7 critères objectifs : certifications réglementaires (CIF AMF, ORIAS), indépendance vs CGP captif, transparence des frais, expérience, spécialités, avis clients, compatibilité humaine. Check-list à imprimer + 7 red flags à éviter.
Par Théo Choupin - Conseiller patrimonial, Finalib - Publié le 30 avril 2026 - Mis à jour le 30 avril 2026
Trois vérifications obligatoires en moins de 5 minutes. Premièrement, le statut CIF (Conseiller en Investissements Financiers) sur le registre public de l'AMF (amf-france.org) : tout CGP doit y figurer. Deuxièmement, le numéro ORIAS sur orias.fr : obligatoire pour la commercialisation d'assurance-vie et de produits bancaires. Troisièmement, l'absence de sanctions sur ces deux registres (onglets dédiés). Si le CGP refuse de communiquer ces numéros ou s'ils ne figurent pas dans les registres, il est en exercice illégal et vous devez fuir immédiatement.
Combien coûte un CGP indépendant en 2026 ?
Les tarifs varient selon la mission. Un premier RDV de découverte est généralement gratuit. Un bilan patrimonial complet (compte rendu écrit de 30-50 pages avec stratégie d'optimisation) coûte entre 1 000 et 3 000 € HT. Une mission ponctuelle (optimisation IR, succession ouverte, transmission entreprise) facture 1 500 à 5 000 € HT. Une mission récurrente avec suivi annuel et 2 RDV inclus coûte 800 à 2 500 € HT par an. La gestion conseillée représente 0,4 à 1,2 % de l'encours par an, et la gestion sous mandat 0,8 à 2,0 % par an. Pour une rentabilité réelle, le CGP est pertinent à partir de 100 000 € de patrimoine financier.
CGP indépendant ou CGP de banque : lequel choisir en 2026 ?
Pour un patrimoine inférieur à 200 000 €, le CGP de banque ou d'assurance suffit, avec l'avantage d'une gratuité apparente et de la sécurité de la marque. Pour un patrimoine supérieur à 500 000 € ou une situation complexe (entreprise familiale, expatriation, transmission imminente), le CGP indépendant (CGPI) est largement préférable : il offre une gamme produits ouverte, un conseil sur-mesure, et un alignement d'intérêts via les honoraires (vs commissions cachées). Entre 200 000 € et 500 000 €, la meilleure démarche consiste à comparer 2 à 3 CGPI face à votre conseiller bancaire actuel : les écarts d'optimisation peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros par an.
Quels sont les diplômes et certifications obligatoires d'un CGP en 2026 ?
Réglementairement, un CGP doit disposer du statut CIF (Conseiller en Investissements Financiers) auprès de l'AMF et d'un numéro ORIAS pour les opérations d'assurance, ainsi que la certification IOBSP s'il intervient sur le crédit immobilier. La formation initiale typique est un Master Patrimoine (Aurep, ESCP, Dauphine, Paris-Saclay, IUP) ou un Master gestion de patrimoine financier. Une formation continue de 15 heures par an est obligatoire pour conserver le statut CIF (article L541-8 du Code monétaire et financier). Sans ces certifications vérifiables sur les registres publics, le CGP exerce illégalement et engage sa responsabilité pénale.
Qu'est-ce qu'une rétrocession et pourquoi un CGP doit-il la divulguer en 2026 ?
Une rétrocession est une commission versée par un fournisseur de produits financiers (assureur, société de gestion, promoteur SCPI) au CGP qui a placé le produit chez son client. Elle représente typiquement 0,5 à 1,5 % du capital placé par an, et constitue souvent la principale source de revenus des CGP de réseau. Depuis la directive européenne MIF II (2018), tout CGP est légalement tenu de divulguer le pourcentage exact des rétrocessions perçues sur chaque produit recommandé (article L541-8-1 du Code monétaire et financier). Un CGP qui refuse cette transparence est en infraction et expose son client à un conflit d'intérêts non révélé : préférer un produit plus rémunérateur pour le CGP, mais moins performant pour le client.
Quelles questions poser au premier RDV avec un CGP en 2026 ?
Cinq questions clés permettent de qualifier rapidement un CGP. 1) Quelles sont vos certifications et numéros ORIAS / CIF AMF, vérifiables dans les registres publics ? 2) Quel est votre modèle de rémunération exact : honoraires uniquement, commissions, ou mixte ? Quelles rétrocessions percevez-vous sur les produits que vous me proposez ? 3) Combien avez-vous de clients actifs ? Quel est leur patrimoine moyen ? Une fourchette de 50-300 clients est saine ; au-delà, le suivi devient mécanique. 4) Pouvez-vous me communiquer 2-3 références clients que je pourrais contacter directement ? Un refus est suspect. 5) Quelle est votre méthode de bilan patrimonial ? Combien de RDV minimum avant proposition d'un produit ? Un CGP sérieux ne propose jamais de produit avant 2 à 3 RDV de découverte et un bilan écrit signé.
Quels sont les red flags d'un mauvais CGP à éviter absolument en 2026 ?
Sept signaux d'alarme indiquent un CGP à fuir. 1) Promesses de rendement irréaliste : 'rendement garanti 8 % sans risque' n'existe pas en 2026 (le fonds €uros plafonne à 4 % brut). 2) Pression à signer rapidement : 'cette opportunité ferme demain' masque toujours un produit défavorable. 3) Refus de transparence sur les rétrocessions : c'est un manquement à l'obligation MIF II (sanction administrative). 4) Sanctions AMF ou ORIAS récentes : à minima exigez une explication détaillée. 5) Aucun bilan patrimonial préalable proposé : signe d'une approche purement commerciale. 6) Mêmes solutions pour tous les clients : indique un script de vente, pas un conseil sur-mesure. 7) Communication uniquement orale, sans documents écrits : irrégularité majeure (la convention de conseil et le DPI sont obligatoires).