- Quelle est la différence entre un avocat fiscaliste et un juriste fiscaliste en 2026 ?
- L'avocat fiscaliste est inscrit au barreau, dispose d'une carte professionnelle d'avocat et peut plaider devant les juridictions (tribunal administratif, cour administrative d'appel, Conseil d'État). Il peut conseiller, rédiger des consultations, défendre devant les administrations fiscales et représenter en justice. Le juriste fiscaliste, lui, travaille généralement en entreprise (service juridique interne, cabinet d'audit type Big Four ou département fiscal d'une banque). Il conseille en interne mais ne peut pas représenter ses clients en justice. Pour un contentieux fiscal contre l'administration, seul l'avocat fiscaliste convient. Pour de la veille fiscale ou du conseil opérationnel récurrent en entreprise, le juriste suffit.
- L'avocat fiscaliste peut-il rédiger un acte de donation en 2026 ?
- Non, la rédaction des actes authentiques relève du monopole exclusif du notaire (article 1 de l'ordonnance du 2 novembre 1945). L'avocat fiscaliste intervient en amont pour conseiller sur la stratégie : donation simple vs donation-partage, démembrement de propriété, choix du barème optimal, intégration au pacte Dutreil pour entreprises familiales. Le notaire rédige ensuite et authentifie l'acte. Sur des donations supérieures à 1 million d'euros, les deux professionnels travaillent en collaboration : coût combiné typique 3 000 à 8 000 € pour la mission de l'avocat + émoluments notaire (1 280 € pour 200 000 €, plus si donation-partage).