Prélèvements sociaux 2026 : 18,6 % (CSG 10,6 %), l'impact

Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus du capital passent à 18,6 % (CSG 10,6 %). Barème, impact sur assurance-vie, PEA, SCPI et 5 stratégies pour limiter la facture.

Par Équipe Finalib - Rédaction Finalib - Publié le 20 mars 2026 - Mis à jour le 26 juillet 2026

Temps de lecture estimé : 21 minutes

prélèvements sociaux 2026 CSG 2026 CRDS taux PS 17,2% fiscalité placements 2026 PEA assurance-vie SCPI plus-value immobilière

Questions fréquentes

Quel est le taux des prélèvements sociaux en 2026 ?
Le taux global des prélèvements sociaux sur les revenus du capital passe à 18,6 % au 1er janvier 2026, contre 17,2 % depuis 2018. Il se décompose en trois contributions : la CSG à 10,6 % (article L136-7 du Code de la sécurité sociale, taux relevé par la LFSS 2026), la CRDS à 0,5 % (ordonnance 96-50 du 24 janvier 1996) et le prélèvement de solidarité à 7,5 % (article 235 ter du CGI). Cette hausse de 1,4 point de CSG a été votée dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Ce taux s'applique aux intérêts, dividendes, plus-values mobilières, gains d'assurance-vie, revenus fonciers, plus-values immobilières et au crowdfunding immobilier.
Le taux de prélèvements sociaux passe-t-il à 18,6 % en 2026 ?
Oui. La hausse à 18,6 % a été votée dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, publiée au Journal officiel le 30 décembre 2025) et s'applique depuis le 1er janvier 2026. Elle résulte d'une hausse de 1,4 point de la CSG sur les revenus du capital (de 9,2 % à 10,6 %), destinée notamment au financement de la dépendance. Le total passe ainsi de 17,2 % (2018-2025) à 18,6 %, et la flat tax (PFU) de 30 % à 31,4 %.
Quels placements sont soumis aux 18,6 % de prélèvements sociaux ?
Les 18,6 % s'appliquent à la quasi-totalité des revenus du capital : intérêts des comptes à terme et comptes-titres, dividendes d'actions, plus-values mobilières (CTO et PEA à la sortie), gains d'assurance-vie en euros (au fil de l'eau) ou en UC (au rachat), revenus fonciers (location nue, SCPI), plus-values immobilières (sauf résidence principale, exonérée), revenus de crowdfunding immobilier, BIC LMNP. Sont en revanche totalement exonérés : le Livret A, le LDDS, le LEP, le Livret jeune et le Livret d'épargne entreprise sous conditions.
Comment réduire l'impact des prélèvements sociaux en 2026 ?
Aucune stratégie légale ne permet de supprimer les 18,6 %, mais plusieurs leviers existent. 1) Le PEA pluri-annuel diffère le paiement des PS jusqu'à la sortie, maximisant l'effet de capitalisation. 2) Le PER ne supporte pas les PS pendant la phase d'épargne, uniquement à la sortie. 3) Le démembrement de propriété transfère la nue-propriété sans soumettre le nu-propriétaire aux PS sur les loyers. 4) La SCI à l'impôt sur les sociétés évite les 18,6 % sur les loyers, remplacés par l'IS à 15-25 %. 5) Pour les expatriés EEE/Suisse, la jurisprudence De Ruyter exonère de CSG/CRDS, ne laissant que les 7,5 % de prélèvement de solidarité.
Les retraites sont-elles soumises aux prélèvements sociaux en 2026 ?
Oui, mais à un taux différent. Les pensions de retraite supportent la CSG à 8,3 %, la CRDS à 0,5 % et la CASA à 0,3 %, soit un total de 9,1 % (et non 18,6 % comme pour les revenus du capital). Des taux réduits s'appliquent selon le revenu fiscal de référence du foyer : 3,8 % pour les revenus modestes, 6,6 % pour les revenus moyens, 8,3 % pour le taux normal. Les pensions très modestes peuvent être totalement exonérées de CSG.
Comment se calcule l'exonération des PS sur la plus-value immobilière en 2026 ?
La plus-value immobilière (hors résidence principale, exonérée) supporte 18,6 % de PS avec un abattement progressif différent de celui de l'IR. Pour les PS, l'abattement est de 1,65 % par an de la 6e à la 21e année, puis 1,60 % la 22e année, puis 9 % par an de la 23e à la 30e année. L'exonération totale des PS n'est donc atteinte qu'après 30 ans de détention, contre 22 ans pour l'IR. Entre 22 et 30 ans, vous payez encore les PS seuls. Exemple : un appartement vendu après 24 ans de détention bénéficie d'un abattement PS d'environ 14,3 %, donc supporte les 18,6 % sur 85,7 % de la plus-value.
Les expatriés français payent-ils les PS sur leurs revenus français en 2026 ?
Cela dépend du pays de résidence. Un non-résident fiscal qui perçoit des revenus fonciers ou plus-values immobilières de source française reste soumis aux PS de 18,6 %. Cependant, depuis l'arrêt De Ruyter de la CJUE en 2015, les expatriés affiliés à un régime de sécurité sociale d'un pays de l'EEE (Union européenne, Norvège, Islande, Liechtenstein) ou de la Suisse sont exonérés de CSG (10,6 %) et CRDS (0,5 %), mais restent redevables du prélèvement de solidarité de 7,5 %. Pour les expatriés hors EEE/Suisse, le taux complet de 18,6 % s'applique.
Aller au contenu
Crédit & Financement
14 min20 mars 2026

Prélèvements sociaux 2026 : 18,6 % (CSG 10,6 %), l'impact

Finalib

Équipe Finalib

Rédaction Finalib

Prélèvements sociaux 2026 : 18,6 % (CSG 10,6 %), l'impact

Contenu à visée informative, à jour à sa date de publication ; il ne constitue pas un conseil fiscal, juridique ou en investissement personnalisé. Consultez un expert vérifié pour votre situation.

Ce qu'il faut retenir

  • Quel est le taux des prélèvements sociaux en 2026 ?
  • Le taux de prélèvements sociaux passe-t-il à 18,6 % en 2026 ?
  • Quels placements sont soumis aux 18,6 % de prélèvements sociaux ?
  • Comment réduire l'impact des prélèvements sociaux en 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus du capital passent de 17,2 % à 18,6 %. En cause : la hausse de 1,4 point de la CSG (de 9,2 % à 10,6 %) votée dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Mécaniquement, la flat tax (PFU) sur les dividendes, intérêts et plus-values mobilières passe elle aussi de 30 % à 31,4 %. Ces 18,6 % grignotent la performance de chacun de vos placements — assurance-vie, PEA, SCPI, plus-values immobilières — parfois plus que l'impôt sur le revenu lui-même.

Ce guide détaille le nouveau barème 2026 (avec les références CGI/CSS), l'impact chiffré sur 5 grandes enveloppes de placement, et 5 stratégies légales pour limiter la facture des PS en 2026.

Quels sont les taux de prélèvements sociaux en 2026 ?

Détail des contributions composant les 18,6 %

Le taux global de 18,6 % appliqué aux revenus du capital depuis le 1er janvier 2026 se décompose en trois prélèvements distincts :

| Contribution | Taux 2026 | Texte de référence | Affectation |

|---|---|---|---|

| CSG (Contribution sociale généralisée) | 10,6 % | Code de la sécurité sociale art. L136-7 (taux relevé par la LFSS 2026) | Sécurité sociale (Assurance maladie, FSV, CADES) |

| CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) | 0,5 % | Ordonnance 96-50 du 24 janvier 1996 | CADES (caisse d'amortissement de la dette) |

| Prélèvement de solidarité | 7,5 % | CGI art. 235 ter | Budget général de l'État |

| Total | 18,6 % | — | — |

À noter : jusqu'au 31 décembre 2025, le total était de 17,2 % (CSG à 9,2 %). La loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026) a relevé la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 % (+1,4 point), portant le total à 18,6 % au 1er janvier 2026. La CRDS (0,5 %) et le prélèvement de solidarité (7,5 %) sont inchangés.

Tableau récapitulatif par type de revenu en 2026

| Type de revenu | Taux PS 2026 | Articulation avec l'IR |

|---|---|---|

| Intérêts livrets fiscalisés (CAT, comptes-titres) | 18,6 % | PFU 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS) ou option barème |

| Dividendes d'actions | 18,6 % | PFU 31,4 % ou barème + abattement 40 % (option) |

| Plus-values mobilières (CTO) | 18,6 % | PFU 31,4 % ou barème |

| Gains PEA après 5 ans | 18,6 % | Exonération IR mais PS dûs à la sortie |

| Gains assurance-vie après 8 ans | 18,6 % | Abattement 4 600 €/9 200 € + PFU 7,5 % au-delà |

| Revenus fonciers (location nue, SCPI) | 18,6 % | Barème IR (régime réel ou micro-foncier) |

| Plus-values immobilières (hors RP) | 18,6 % | + 19 % IR + abattements durée |

| Crowdfunding immobilier | 18,6 % | Inclus dans PFU 31,4 % par défaut |

| BIC LMNP (revenus locatifs) | 18,6 % | Barème IR + abattement micro-BIC ou réel |

| Rente PER en sortie | 18,6 % (sur fraction imposable) | Barème IR sur le capital + RVTO sur la rente |

Les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP, Livret jeune) sont exonérés de PS en plus de l'IR. Le PEA-PME suit le même régime que le PEA classique.

Évolution 2018-2026 : la hausse à 18,6 %

De 17,2 % (2018) à 18,6 % (2026)

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a opéré une grande réforme des prélèvements sociaux sur les revenus du capital :

  • Suppression du prélèvement social de 4,5 % et de sa contribution additionnelle de 0,3 %
  • Création du prélèvement de solidarité unifié à 7,5 %
  • Hausse de la CSG sur revenus du capital de 8,2 % à 9,2 % (+1 point)

Résultat : le taux global était passé de 15,5 % à 17,2 % entre 2017 et 2018 (+1,7 point). Il est ensuite resté stable de 2018 à 2025, avant d'être relevé à 18,6 % au 1er janvier 2026 par la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), via une hausse de 1,4 point de la CSG (9,2 % → 10,6 %) affectée notamment au financement de la dépendance.

2025 vs 2026 : ce qui change concrètement

La hausse des prélèvements sociaux à 18,6 %, évoquée dès fin 2025 lors des débats sur le PLFSS 2026, a été confirmée et adoptée. Le texte définitif de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 publiée au Journal officiel le 30 décembre 2025) relève la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 % (+1,4 point), destinée notamment au financement de la dépendance.

Concrètement, pour un même revenu de placement :

  • En 2025 : PS de 17,2 % (CSG 9,2 %), flat tax à 30 %.
  • Depuis le 1er janvier 2026 : PS de 18,6 % (CSG 10,6 %), flat tax à 31,4 %.

Pour vérifier l'évolution officielle, consultez la fiche Service-Public F2329 ainsi que le BOFiP et l'URSSAF (sources listées en fin d'article).

Impact des PS sur vos placements (avec chiffres réels)

Voici l'impact concret des 18,6 % sur les 5 enveloppes les plus utilisées par les épargnants français en 2026.

Assurance-vie : abattement 4 600 €/9 200 € + PFU 7,5 % > 8 ans

Sur l'assurance-vie en fonds euros, les PS sont prélevés chaque année au 31 décembre sur les intérêts crédités (au fil de l'eau, depuis 2011). Sur les unités de compte (UC), les PS ne sont prélevés qu'au rachat partiel ou total.

Exemple chiffré : 100 000 € investis sur un fonds euros à 2,5 % de rendement net = 2 500 € d'intérêts annuels.

  • PS annuels : 2 500 € × 18,6 % = 465 €
  • Net après PS : 2 035 € (soit un rendement réel de 2,04 %)

Au rachat après 8 ans sur les UC, en cas de plus-value, le taux global atteint 26,1 % (7,5 % PFU + 18,6 % PS) après application de l'abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple). Sur les versements > 150 000 €, le PFU passe à 12,8 %, soit un total de 31,4 %.

À retenir

Pour comparer assurance-vie et PER selon votre TMI, consultez notre comparatif PER vs Assurance-vie.

PEA : exonération IR mais 18,6 % PS sur PV après 5 ans

Le Plan d'Épargne en Actions est une niche fiscale puissante : après 5 ans de détention, les plus-values et dividendes capitalisés sont exonérés d'impôt sur le revenu. Mais les 18,6 % de PS restent dûs au moment du retrait.

Exemple chiffré : versement initial 50 000 €, valorisation finale 80 000 € après 8 ans → plus-value 30 000 €.

  • IR : 0 € (exonération après 5 ans)
  • PS : 30 000 € × 18,6 % = 5 580 €
  • Net après PS : 24 420 €

À noter : sur les retraits avant 5 ans, le PEA est imposé au PFU 31,4 % complet (12,8 % IR + 18,6 % PS) ou option barème, et le plan est généralement clôturé.

SCPI : barème IR + 18,6 % PS sur loyers

Les revenus de SCPI détenues en direct sont qualifiés de revenus fonciers (location nue), imposés au barème progressif de l'IR + 18,6 % de PS, sans plafonnement.

Exemple chiffré pour un investisseur en TMI 30 % :

  • 100 000 € investis en SCPI à 4,5 % de rendement = 4 500 € de loyers bruts
  • Charges et frais déductibles : ~10 % = 450 € → revenu foncier net 4 050 €
  • IR (TMI 30 %) : 1 215 €
  • PS : 4 050 × 18,6 % = 753 €
  • Total prélèvements : 1 968 € → rendement net 2,53 %

Pour un investisseur TMI 41 % : rendement net ≈ 2,09 %. Pour un investisseur TMI 0 % (retraité modeste) : rendement net ≈ 3,75 %.

Plus-value immobilière : 18,6 % + abattements durée

La plus-value immobilière (hors résidence principale, exonérée) supporte un double régime d'abattements progressifs différents pour l'IR et les PS :

| Durée détention | Abattement IR (19 %) | Abattement PS (18,6 %) |

|---|---|---|

| 0-5 ans | 0 % | 0 % |

| 6 ans | 6 % | 1,65 % |

| 22 ans | 100 % (exonération IR totale) | 28 % |

| 30 ans | exonération depuis 22 ans | 100 % (exonération PS totale) |

Conséquence pratique : exonération IR après 22 ans, exonération PS uniquement après 30 ans. Entre les deux, vous payez encore les PS seuls.

Exemple chiffré : appartement acheté 200 000 € en 2002, revendu 350 000 € en 2026 (24 ans de détention). Plus-value brute : 150 000 €.

  • IR : 0 € (exonération à 22 ans)
  • PS : abattement 24 ans ≈ 14,3 % → base taxable ≈ 128 550 € → PS = 23 910 €
  • Net pour le vendeur : 326 090 €

Crowdfunding immo : flat tax 31,4 % (12,8 % + 18,6 %)

Les intérêts du crowdfunding immobilier (obligations émises par les promoteurs) sont par défaut soumis au PFU 31,4 %, soit 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS.

Exemple chiffré : 10 000 € investis à 9 % brut sur 24 mois → 1 800 € d'intérêts.

  • PFU global : 1 800 × 31,4 % = 565,20 € (dont 334,80 € de PS et 230,40 € d'IR)
  • Net : 1 234,80 € (soit un rendement net 6,17 %)

L'option barème IR est possible si elle est plus favorable (foyer non imposable ou TMI 11 % avec faibles revenus).

Une question sur votre financement ?

Parlez gratuitement à un conseiller vérifié — réponse sous 48 h, sans engagement.

5 stratégies pour réduire l'impact des PS en 2026

À retenir

Note importante : aucune stratégie légale ne permet de supprimer les PS sur les revenus du capital. En revanche, plusieurs leviers permettent de différer, étaler ou réduire la base imposable afin d'améliorer le rendement net.

1. PEA pluri-annuel : capitalisation longue exonérée d'IR

Principe : verser jusqu'au plafond du PEA (150 000 €) et du PEA-PME (225 000 €) sur des actions et ETF européens, et ne jamais retirer pendant 5 ans minimum.

Avantage PS : pas de réduction directe des 18,6 %, mais report indéfini du paiement (les PS sont dûs uniquement à la sortie), ce qui maximise l'effet de capitalisation à intérêts composés.

Économie typique : sur 30 ans à 7 % de rendement annuel, un PEA à 100 000 € génère plus de 150 000 € d'écart de capital vs un compte-titres soumis chaque année au PFU 31,4 %.

2. Assurance-vie luxembourgeoise : structuration pour expatriés

Principe : le contrat luxembourgeois bénéficie du triangle de sécurité (séparation des actifs en cas de faillite de l'assureur) et permet une structuration multi-devises.

Pour les résidents fiscaux français : aucune réduction de PS (la fiscalité française s'applique normalement). Aucun avantage particulier sur les PS.

Pour les expatriés : si vous quittez la France et devenez non-résident fiscal, vos PS deviennent généralement nuls sur les revenus du capital encaissés à l'étranger. Voir notre lexique sur la CSG et CRDS pour le détail des règles d'assujettissement.

3. PER : déduction à l'entrée (économie sur l'IR uniquement)

Principe : verser sur un Plan d'Épargne Retraite déductible permet de réduire le revenu imposable à hauteur des versements (plafond : 10 % des revenus pro 2025, max 35 194 € pour les salariés).

Avantage PS : pas de réduction directe, mais le PER ne supporte pas les PS pendant la phase de capitalisation (à la différence du fonds euros classique). Les PS ne sont prélevés qu'à la sortie en capital ou en rente.

Économie typique : pour un cadre TMI 41 % qui verse 10 000 € sur PER, l'économie d'IR est de 4 100 € dès l'année du versement. Combiné à une sortie progressive en retraite (TMI plus faible), le gain global peut atteindre 15 à 25 % du capital versé.

4. Démembrement de propriété : transmission sans PS sur les loyers

Principe : donner la nue-propriété d'un bien immobilier à ses enfants, en conservant l'usufruit (perception des loyers).

Avantage PS : le nu-propriétaire ne perçoit aucun revenu pendant la durée du démembrement, donc 0 € de PS sur la fraction transmise. À l'extinction de l'usufruit (décès du donateur), la reconstitution de la pleine propriété est exonérée de droits et de PS (article 1133 du CGI).

Cas type : un parent de 60 ans donne la NP d'un appartement locatif valorisé 400 000 € à ses 2 enfants. Pendant 25 ans, il continue de toucher les loyers (et les PS associés), puis au décès, ses enfants récupèrent la PP sans nouveau prélèvement. Économie de PS sur 25 ans : environ 35 000 € sur la fraction de NP transférée.

5. SCI à l'IS : 18,6 % évités, mais IS de 15-25 % à payer

Principe : détenir un bien locatif via une SCI à l'impôt sur les sociétés plutôt qu'à l'IR.

Avantage PS : les revenus locatifs ne sont plus soumis aux 18,6 % de PS car la SCI à l'IS est imposée comme une société, pas comme un particulier. À la place, l'IS s'applique au taux de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà.

Avertissement : la cession des parts de SCI à l'IS supporte le régime des plus-values des particuliers ou des professionnels selon les cas, et la sortie des bénéfices sous forme de dividendes déclenche le PFU 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS). À analyser au cas par cas avec un conseiller en gestion de patrimoine.

Ce que dit la loi : références CGI et Code de la sécurité sociale

Voici les textes officiels qui fondent les prélèvements sociaux sur les revenus du capital en 2026.

Code de la sécurité sociale, article L136-6 : CSG sur revenus du patrimoine

Cet article fixe l'assiette de la CSG sur les revenus du patrimoine (revenus fonciers, rentes viagères à titre onéreux, plus-values mobilières et immobilières, etc.), recouvrée par voie de rôle (avis d'imposition annuel).

Code de la sécurité sociale, article L136-7 : CSG sur revenus de placement

Cet article fixe l'assiette de la CSG sur les revenus de placement (intérêts, dividendes, gains assurance-vie, etc.), prélevée à la source par les établissements payeurs. Son taux a été porté à 10,6 % sur les revenus du capital par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026).

CGI article 235 ter : prélèvement de solidarité 7,5 %

Cet article fixe le prélèvement de solidarité unique à 7,5 %, applicable depuis 2019, sur les mêmes assiettes que la CSG sur revenus du patrimoine et de placement. Il a remplacé l'ancien prélèvement social de 4,5 % + contribution additionnelle de 0,3 % + prélèvement de solidarité de 2 %.

Ordonnance 96-50 : CRDS

L'ordonnance du 24 janvier 1996 institue la CRDS au taux de 0,5 % pour rembourser la dette sociale via la CADES. Initialement prévue jusqu'en 2009, elle a été prorogée à plusieurs reprises et court actuellement jusqu'en 2033.

Foire aux questions

Les retraites sont-elles soumises aux prélèvements sociaux en 2026 ?

Oui, les pensions de retraite sont soumises à la CSG (8,3 %), à la CRDS (0,5 %) et à la CASA (0,3 %), soit un total de 9,1 % sur les pensions de base et complémentaires. Ce taux est différent des 18,6 % appliqués aux revenus du capital. Des taux réduits (3,8 % ou 6,6 %) ou une exonération s'appliquent selon le revenu fiscal de référence du foyer.

Les expatriés payent-ils les PS sur leurs revenus français ?

Cela dépend du statut fiscal. Un non-résident fiscal français (domicilié dans un pays tiers) qui perçoit des revenus fonciers ou plus-values immobilières de source française reste soumis aux PS, sauf s'il est affilié à un régime de sécurité sociale d'un pays de l'EEE ou de la Suisse (alors seul le prélèvement de solidarité de 7,5 % reste dû, exonération de la CSG/CRDS depuis l'arrêt De Ruyter de 2015).

Comment payer ses prélèvements sociaux en 2026 ?

  • Revenus de placement (intérêts, dividendes, gains AV) : prélèvement à la source par la banque/assureur, déclaration automatique pré-remplie
  • Revenus fonciers, plus-values mobilières/immobilières : avis d'imposition annuel (paiement à l'échéance ou via prélèvement mensuel/trimestriel)
  • Plus-value immobilière : payée par le notaire au moment de la cession, sur le produit de la vente

Peut-on récupérer les PS payés en trop ?

Oui, en cas d'erreur d'assiette ou de double prélèvement (par exemple expatrié EEE soumis à tort à la CSG), une réclamation peut être déposée auprès de votre Service des Impôts dans un délai de 2 ans suivant le paiement. Le délai de prescription est de 4 ans en cas de fait nouveau (changement de jurisprudence par exemple).

Les PS s'appliquent-ils au Livret A ?

Non. Le Livret A, le LDDS, le LEP et le Livret jeune sont totalement exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Idem pour le Livret d'épargne entreprise (LEE) sous conditions de durée. C'est l'un des rares placements 100 % nets de fiscalité.

Le taux de 18,6 % va-t-il encore augmenter en 2027 ?

Le taux est passé à 18,6 % au 1er janvier 2026 (CSG portée à 10,6 %). À ce jour (juillet 2026), aucun texte n'envisage de nouvelle hausse pour 2027, mais le barème pourra être amendé dans le cadre du PLFSS 2027 (présenté à l'automne 2026). Suivez l'actualité fiscale sur notre blog pour les mises à jour.

En résumé

  • Le taux des PS sur le capital passe à 18,6 % au 1er janvier 2026 (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + solidarité 7,5 %), contre 17,2 % en 2025
  • La hausse (+1,4 pt de CSG) résulte de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) ; la flat tax passe de 30 % à 31,4 %
  • L'impact sur vos placements est significatif : 18,6 % de l'intégralité des intérêts, dividendes, plus-values et loyers
  • 5 grandes enveloppes concernées : AV (26,1 % > 8 ans), PEA (PS uniquement à la sortie), SCPI (barème + 18,6 %), PV immo (exonération à 30 ans), crowdfunding (PFU 31,4 %)
  • 5 stratégies de réduction : PEA pluri-annuel, AV luxembourgeoise (expatriés), PER, démembrement, SCI à l'IS
  • Les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) restent 100 % nets de PS

Pour une analyse personnalisée selon votre patrimoine et votre TMI, utilisez nos simulateurs (PEA, AV, PER, immobilier) ou consultez un conseiller en gestion de patrimoine vérifié sur Finalib.

Sources officielles : Service-Public.fr (fiche F2329, prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement), URSSAF (taux des contributions), BOFiP-impots.gouv.fr (régime des prélèvements sociaux sur revenus du capital), Légifrance (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 ; Code SS art. L136-1 et s. ; CGI art. 235 ter).

Articles connexes recommandés

Voir aussi : PER vs Assurance-vie 2026 | Choisir son CGP

Voir aussi : Livret A à 1,5 % en 2026 : faut-il retirer ?

Sources et références officielles

Ce qu'il faut retenir

  • Quel est le taux des prélèvements sociaux en 2026 ?
  • Le taux de prélèvements sociaux passe-t-il à 18,6 % en 2026 ?
  • Quels placements sont soumis aux 18,6 % de prélèvements sociaux ?
  • Comment réduire l'impact des prélèvements sociaux en 2026 ?

Questions fréquentes

Finalib

Rédaction Finalib

L'équipe de rédaction Finalib s'appuie sur des experts certifiés pour vous fournir des conseils fiables et à jour en matière financière, juridique et patrimoniale.

Une question sur votre financement ?

Décrivez votre situation : un conseiller vérifié vous rappelle gratuitement sous 48 h pour vous orienter. Sans engagement.

100 % gratuit Réponse sous 48 h Sans engagement

Vos données ne servent qu'à vous mettre en relation. Aucune revente, aucun spam.

Articles liés - Crédit & Financement

Explorez d'autres thèmes

Ressources et liens cités dans l'article

Simulateurs financiers gratuits liés à ce sujet

Voir tous les 60 simulateurs financiers gratuits 2026