Se verser un salaire ou des dividendes est l'arbitrage central du dirigeant de société à l'IS. La bonne réponse dépend surtout de votre statut social : président de SAS/SASU (assimilé salarié) et gérant majoritaire de SARL/EURL (travailleur non salarié, TNS) ne sont pas logés à la même enseigne. Dans la plupart des cas, l'optimum est un dosage des deux, à valider avec un expert-comptable.
Protection sociale et droits à la retraite, mais charges plus lourdes
Cotisations indicatives : ≈ 45 % du brut (SAS)
Idéal pour : Dirigeants ayant besoin d'une vraie couverture sociale et de revenus réguliers, présidents de SAS/SASU, et toute personne qui veut valider des trimestres de retraite.
Coût social réduit en SAS, mais aucun droit social ouvert
Flat tax (PFU) : 30 %
Idéal pour : Dirigeants déjà bien couverts socialement (par ailleurs salariés ou conjoint couvert), sociétés à l'IS rentables, et présidents de SAS cherchant à réduire le coût global.
Il n'y a pas de réponse unique : l'optimum est presque toujours un mix. En SAS/SASU, un salaire suffisant pour ouvrir des droits sociaux et valider la retraite, complété par des dividendes au PFU, limite le coût global. En SARL/EURL avec gérant majoritaire (TNS), attention au seuil de 10 % du capital qui fait basculer les dividendes dans les cotisations sociales : un salaire TNS reste souvent compétitif. Faites chiffrer les deux scénarios par un expert-comptable selon votre TMI et votre besoin de protection sociale.
En SAS/SASU, les dividendes échappent aux cotisations sociales (seuls les 17,2 % de prélèvements sociaux et la flat tax s'appliquent), ce qui les rend souvent moins chers que le salaire à court terme. Mais ils n'ouvrent aucun droit à la retraite ni à la prévoyance. La stratégie courante est un salaire suffisant pour valider 4 trimestres et obtenir une couverture sociale, complété par des dividendes. Le bon dosage dépend de votre TMI et de votre besoin de protection.
Oui, en partie. Pour un gérant majoritaire de SARL ou un associé unique d'EURL à l'IS (statut TNS), la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant d'associé est soumise aux cotisations sociales TNS. En dessous de ce seuil, les dividendes restent soumis au seul PFU. Ce mécanisme limite l'intérêt des dividendes pour les gérants majoritaires, contrairement aux présidents de SAS.
Par défaut, les dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu, qui ouvre droit à un abattement de 40 % sur le montant des dividendes : cette option est intéressante si votre tranche marginale est faible (0 ou 11 %). L'option au barème est globale et s'applique à tous vos revenus de capitaux mobiliers de l'année.
Simulateur gratuit : calculer avec votre situation réelle
Se verser un salaire ou des dividendes est l'arbitrage central du dirigeant de société à l'IS. La bonne réponse dépend surtout de votre statut social : président de SAS/SASU (assimilé salarié) et gérant majoritaire de SARL/EURL (travailleur non salarié, TNS) ne sont pas logés à la même enseigne. Dans la plupart des cas, l'optimum est un dosage des deux, à valider avec un expert-comptable.
Vous avez besoin de droits sociaux et de retraite, ou de revenus réguliers justifiables.
Vous êtes déjà bien couvert socialement et cherchez à réduire le coût global (surtout en SAS).
Protection sociale et droits à la retraite, mais charges plus lourdes
Dirigeants ayant besoin d'une vraie couverture sociale et de revenus réguliers, présidents de SAS/SASU, et toute personne qui veut valider des trimestres de retraite.
Coût social réduit en SAS, mais aucun droit social ouvert
Dirigeants déjà bien couverts socialement (par ailleurs salariés ou conjoint couvert), sociétés à l'IS rentables, et présidents de SAS cherchant à réduire le coût global.
Il n'y a pas de réponse unique : l'optimum est presque toujours un mix. En SAS/SASU, un salaire suffisant pour ouvrir des droits sociaux et valider la retraite, complété par des dividendes au PFU, limite le coût global. En SARL/EURL avec gérant majoritaire (TNS), attention au seuil de 10 % du capital qui fait basculer les dividendes dans les cotisations sociales : un salaire TNS reste souvent compétitif. Faites chiffrer les deux scénarios par un expert-comptable selon votre TMI et votre besoin de protection sociale.
→ Simuler avec vos chiffresEn SAS/SASU, les dividendes échappent aux cotisations sociales (seuls les 17,2 % de prélèvements sociaux et la flat tax s'appliquent), ce qui les rend souvent moins chers que le salaire à court terme. Mais ils n'ouvrent aucun droit à la retraite ni à la prévoyance. La stratégie courante est un salaire suffisant pour valider 4 trimestres et obtenir une couverture sociale, complété par des dividendes. Le bon dosage dépend de votre TMI et de votre besoin de protection.
Oui, en partie. Pour un gérant majoritaire de SARL ou un associé unique d'EURL à l'IS (statut TNS), la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant d'associé est soumise aux cotisations sociales TNS. En dessous de ce seuil, les dividendes restent soumis au seul PFU. Ce mécanisme limite l'intérêt des dividendes pour les gérants majoritaires, contrairement aux présidents de SAS.
Par défaut, les dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu, qui ouvre droit à un abattement de 40 % sur le montant des dividendes : cette option est intéressante si votre tranche marginale est faible (0 ou 11 %). L'option au barème est globale et s'applique à tous vos revenus de capitaux mobiliers de l'année.
Ce comparatif donne des tendances générales. Un expert-comptable vérifié analyse votre situation précise et vous recommande la meilleure option.