Créer une holding pour détenir des participations dans une ou plusieurs sociétés opérationnelles est une stratégie d'optimisation fiscale et patrimoniale puissante. Mais elle n'est pas adaptée à toutes les situations : voici comment choisir.
Optimisation fiscale avancée et transmission facilitée
Taxation dividendes holding (régime mère-fille) : 1,67 % IS
Idéal pour : Dirigeants avec des bénéfices importants à réinvestir, plusieurs sociétés à détenir, ou préparant la cession ou transmission de leur entreprise.
Simplicité, mais fiscalité lourde sur les dividendes
Flat tax dividendes personne physique : 30 %
Idéal pour : Entrepreneurs avec peu de bénéfices à capitaliser, activité unique sans besoin de diversification, ou structures en phase de démarrage.
La holding devient pertinente dès que vous avez des bénéfices à réinvestir (> 50 000 €/an) ou plusieurs sociétés à détenir. Le gain fiscal du régime mère-fille (1,67 % au lieu de 30 %) est considérable sur le long terme. En dessous, la complexité de gestion n'est pas justifiée. Faites simuler par un expert-comptable ou un CGP avant de structurer.
La création d'une holding (SASU ou SAS) coûte entre 500 et 2 000 € (frais de greffe, publication légale, rédaction des statuts). Si vous faites appel à un avocat ou un expert-comptable pour structurer l'ensemble du montage (apport-cession, convention de trésorerie), comptez entre 3 000 et 10 000 € de frais. Puis 1 500 à 3 000 €/an de comptabilité supplémentaire.
L'apport-cession (article 150-0 B ter) permet d'apporter les titres de sa société opérationnelle à la holding avant cession, différant l'imposition de la plus-value. La plus-value est placée en report d'imposition tant que la holding réinvestit au moins 60 % du produit de cession dans des activités éligibles dans les 2 ans. C'est l'un des outils les plus puissants de la gestion patrimoniale d'un entrepreneur.
Oui, le Pacte Dutreil (article 787 B du CGI) permet une exonération de 75 % des droits de donation ou de succession sur les titres transmis, à condition que les héritiers s'engagent à conserver les titres (2 ans collectif + 4 ans individuel) et que l'un d'eux exerce une fonction de direction. Il est applicable aux holdings animatrices de groupe.
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“Le régime mère-fille (CGI art. 145 et 216) permet à une société holding de percevoir les dividendes de sa filiale avec une exonération d'IS à hauteur de 95 %, sous réserve d'une participation d'au moins 5 % et d'un engagement de conservation de 2 ans.”
Bulletin Officiel des Finances Publiques (BOFiP), IS - Régime mère-fille, art. 145 et 216 CGI
“En détention directe des titres, les dividendes reçus par une personne physique sont soumis au PFU de 30 % (ou au barème sur option). La holding interposée permet de capitaliser les revenus de la filiale avec une fiscalité quasi nulle (IS à 1,25 % en régime mère-fille).”
DGFiP - Code général des impôts, art. 200 A et art. 145
Données indicatives - consultez un expert vérifié pour votre situation personnelle.
Créer une holding pour détenir des participations dans une ou plusieurs sociétés opérationnelles est une stratégie d'optimisation fiscale et patrimoniale puissante. Mais elle n'est pas adaptée à toutes les situations : voici comment choisir.
Optimisation fiscale avancée et transmission facilitée
Dirigeants avec des bénéfices importants à réinvestir, plusieurs sociétés à détenir, ou préparant la cession ou transmission de leur entreprise.
Simplicité, mais fiscalité lourde sur les dividendes
Entrepreneurs avec peu de bénéfices à capitaliser, activité unique sans besoin de diversification, ou structures en phase de démarrage.
La holding devient pertinente dès que vous avez des bénéfices à réinvestir (> 50 000 €/an) ou plusieurs sociétés à détenir. Le gain fiscal du régime mère-fille (1,67 % au lieu de 30 %) est considérable sur le long terme. En dessous, la complexité de gestion n'est pas justifiée. Faites simuler par un expert-comptable ou un CGP avant de structurer.
→ Simuler avec vos chiffresLa création d'une holding (SASU ou SAS) coûte entre 500 et 2 000 € (frais de greffe, publication légale, rédaction des statuts). Si vous faites appel à un avocat ou un expert-comptable pour structurer l'ensemble du montage (apport-cession, convention de trésorerie), comptez entre 3 000 et 10 000 € de frais. Puis 1 500 à 3 000 €/an de comptabilité supplémentaire.
L'apport-cession (article 150-0 B ter) permet d'apporter les titres de sa société opérationnelle à la holding avant cession, différant l'imposition de la plus-value. La plus-value est placée en report d'imposition tant que la holding réinvestit au moins 60 % du produit de cession dans des activités éligibles dans les 2 ans. C'est l'un des outils les plus puissants de la gestion patrimoniale d'un entrepreneur.
Oui, le Pacte Dutreil (article 787 B du CGI) permet une exonération de 75 % des droits de donation ou de succession sur les titres transmis, à condition que les héritiers s'engagent à conserver les titres (2 ans collectif + 4 ans individuel) et que l'un d'eux exerce une fonction de direction. Il est applicable aux holdings animatrices de groupe.
Ce comparatif donne des tendances générales. Un expert-comptable vérifié analyse votre situation précise et vous recommande la meilleure option.