L'EURL est par défaut soumise à l'impôt sur le revenu (IR), mais elle peut opter pour l'impôt sur les sociétés (IS). Ce choix change profondément la fiscalité : la base imposée, le traitement de votre rémunération et le sort des bénéfices que vous laissez dans la société. C'est une décision à anticiper dès la création, car l'option pour l'IS devient irrévocable après cinq ans.
Simplicité et déficits imputables, idéal au démarrage
Imposition : barème IR (chez l'associé)
Idéal pour : Un démarrage d'activité, des bénéfices modestes, une tranche marginale d'imposition faible, ou la volonté d'imputer un déficit de lancement sur ses autres revenus.
Pilotage rémunération/dividendes et mise en réserve
IS réduit : 15 % jusqu'à 42 500 €
Idéal pour : Des bénéfices significatifs, une volonté de piloter sa rémunération et de capitaliser dans la société plutôt que de tout sortir chaque année.
L'IR est souvent préférable pour démarrer : simplicité, déficits imputables et imposition légère si votre TMI est faible. L'IS prend l'avantage dès que les bénéfices montent, car il permet de piloter rémunération et dividendes et de mettre des résultats en réserve. Comme l'option pour l'IS devient irrévocable après cinq ans, mieux vaut la décider sur la base de projections réalistes établies avec un expert-comptable.
Une EURL dont l'associé unique est une personne physique est par défaut soumise à l'impôt sur le revenu (IR), dans la catégorie correspondant à son activité (BIC, BNC ou BA). Elle peut opter pour l'impôt sur les sociétés (IS). À l'inverse, une EURL dont l'associé est une personne morale est obligatoirement à l'IS. L'option pour l'IS se formule auprès du service des impôts et engage la société.
Oui, mais seulement pendant une fenêtre limitée. L'option pour l'IS peut être révoquée jusqu'au cinquième exercice suivant celui de l'option. Au-delà, elle devient définitive et l'EURL reste à l'IS de façon irrévocable. C'est pourquoi le choix de l'IS doit être mûrement réfléchi : en cas de doute, beaucoup de dirigeants démarrent à l'IR et basculent à l'IS une fois l'activité stabilisée.
Cela dépend de votre niveau de bénéfice et de votre tranche marginale. À l'IR, tout le bénéfice est imposé au barème, ce qui pénalise les TMI élevées mais reste léger pour les petits bénéfices ou les TMI faibles. À l'IS, vous n'êtes imposé que sur ce qui reste après rémunération, au taux de 15 % puis 25 %, et vous choisissez ce que vous distribuez. L'IS devient généralement plus avantageux à partir d'un certain niveau de bénéfice : un expert-comptable chiffre le point de bascule selon votre situation.
L'EURL est par défaut soumise à l'impôt sur le revenu (IR), mais elle peut opter pour l'impôt sur les sociétés (IS). Ce choix change profondément la fiscalité : la base imposée, le traitement de votre rémunération et le sort des bénéfices que vous laissez dans la société. C'est une décision à anticiper dès la création, car l'option pour l'IS devient irrévocable après cinq ans.
Démarrage, bénéfices modestes ou TMI faible — vous privilégiez la simplicité.
Bénéfices significatifs — vous voulez piloter rémunération/dividendes et capitaliser.
Simplicité et déficits imputables, idéal au démarrage
Un démarrage d'activité, des bénéfices modestes, une tranche marginale d'imposition faible, ou la volonté d'imputer un déficit de lancement sur ses autres revenus.
Pilotage rémunération/dividendes et mise en réserve
Des bénéfices significatifs, une volonté de piloter sa rémunération et de capitaliser dans la société plutôt que de tout sortir chaque année.
L'IR est souvent préférable pour démarrer : simplicité, déficits imputables et imposition légère si votre TMI est faible. L'IS prend l'avantage dès que les bénéfices montent, car il permet de piloter rémunération et dividendes et de mettre des résultats en réserve. Comme l'option pour l'IS devient irrévocable après cinq ans, mieux vaut la décider sur la base de projections réalistes établies avec un expert-comptable.
Le guide complet de l'EURL : rédaction des statuts, choix du régime fiscal et obligations à la création.
Lire l'article complet →Une EURL dont l'associé unique est une personne physique est par défaut soumise à l'impôt sur le revenu (IR), dans la catégorie correspondant à son activité (BIC, BNC ou BA). Elle peut opter pour l'impôt sur les sociétés (IS). À l'inverse, une EURL dont l'associé est une personne morale est obligatoirement à l'IS. L'option pour l'IS se formule auprès du service des impôts et engage la société.
Oui, mais seulement pendant une fenêtre limitée. L'option pour l'IS peut être révoquée jusqu'au cinquième exercice suivant celui de l'option. Au-delà, elle devient définitive et l'EURL reste à l'IS de façon irrévocable. C'est pourquoi le choix de l'IS doit être mûrement réfléchi : en cas de doute, beaucoup de dirigeants démarrent à l'IR et basculent à l'IS une fois l'activité stabilisée.
Cela dépend de votre niveau de bénéfice et de votre tranche marginale. À l'IR, tout le bénéfice est imposé au barème, ce qui pénalise les TMI élevées mais reste léger pour les petits bénéfices ou les TMI faibles. À l'IS, vous n'êtes imposé que sur ce qui reste après rémunération, au taux de 15 % puis 25 %, et vous choisissez ce que vous distribuez. L'IS devient généralement plus avantageux à partir d'un certain niveau de bénéfice : un expert-comptable chiffre le point de bascule selon votre situation.
Ce comparatif donne des tendances générales. Un expert-comptable vérifié analyse votre situation précise et vous recommande la meilleure option.